Les enfants invisibles

Gitta Sereny

Ils s’appellent Cassie, Gaby, Annette, Rup… Ils ont entre 13 et 17 ans, et vivent aux États-Unis, en Allemagne, en Angleterre. Un jour leur famille leur a paru insupportable et ils ont fugué, puis, pour survivre, se sont prostitués. Ce sont des enfants. Gitta Sereny, avec son incomparable talent pour saisir la vérité d’une vie, leur fait raconter leurs histoires, rencontre parents, leurs proxénètes, cherche à les aider.

Cela se passe dans les années 1980 – il n’y a pas si longtemps. Une époque où des hommes, ici, dans notre partie du monde, pouvaient presque impunément avoir des relations sexuelles avec des mineurs, où la pornographie commençait à devenir un produit de consommation de masse. À travers ces portraits, Sereny tente de lutter contre cet état de fait. Certains de ces enfants ont été sauvés, d’autres non.

Avec leur colère, leur ingéniosité, leur mauvaise foi, leur innocence, ils incarnent cette enfance qui, toujours avide de liberté et pressée de grandir, risque de tomber entre les mains de ceux qui veulent lui faire oublier qu’elle est aussi, et surtout, vulnérable.

 

Gitta Sereny (1921-2012), journaliste et écrivaine britannique, est l’auteure de classiques de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, comme Au fond des ténèbres, sur Franz Stangl, le commandant de Treblinka, et d’Une si jolie petite fille, dont la traduction française a connu un grand succès critique et public en 2015. George Steiner écrivait d’elle : « C’est, sans conteste la plus brillante de nos journalistes d’investigation. »

Couverture Les enfants invisibles

Éditions Plein Jour

LH Le Mag, Laurent Lemire